Cultiver l’ortie en Hauts-de-France : le projet URTI-K

Cultiver l’ortie en Hauts-de-France : le projet URTI-K

Les Hauts-de-France : 1ère région agricole du pays

Avec 2,1 millions d’hectares de terres agricoles (soit 2/3 de la superficie du territoire), la région Hauts-de-France est la 1ère région agricole du pays.
La région produit par exemple 2/3 des pommes de terre et 10% du lait en France. Le territoire excelle également dans la production de blé.

Si les céréales (orge, blé, maïs) occupent 60% des terres arables en France, plusieurs agriculteurs ont choisi de se diversifier. Certains cherchent à adopter une agriculture plus résiliente (la diversification des cultures permet de réduire l’utilisation de phytosanitaires et d’engrais); d’autres cherchent à développer des productions de niches.

Avec le réchauffement climatique certains agriculteurs produisent désormais de la patate douce, de la spiruline et certains… des orties !
Voir ci-dessous le reportage réalisé par France 3 Hauts-de-France.

Cultiver et valoriser l’ortie

Les vertus de l’ortie sont multiples:

Fertilisant : En macérant des orties hachées, on peut obtenir un purin d’ortie. Une recette bien connue des jardiniers qui pourront profiter de ce purin pour son pouvoir fongicide et insecticide.
-Alimentaire : L’ortie est une plante comestible, riche en fer, en protéines, mais également en calcium. Elle contient 8 acides aminés essentiels.
-Médicinales : L’ortie est une plante connue pour son pouvoir diurétique, mais aussi dépurative, anti-inflammatoire, etc.

L’ortie, perçue davantage comme une plante indésirable, possède en réalité de nombreuses propriétés. C’est ce qui a poussé 6 agriculteurs des Hauts-de-France à se lancer dans le projet Urti-K, initié à AgriLab.

« C’est une plante qui pousse partout où on ne la souhaite pas, mais quand on veut la mettre quelque part elle ne veut pas venir ! » explique Bernard de Franssu, agriculteur à Villers-Chatel. Les 6 agriculteurs vont donc tester différents dosages d’azote et différents paillages (anas de lin, copeaux de bois, paille de blé et enfin couvert végétal à base de trèfle blanc).

Hugues d’Hautefeuille, sylviculteur à l’origine du projet Urti-K, explique qu’ils vont travailler d’abord 1 hectare cette année, 3 hectares l’année prochaine, et 10 hectares l’année suivante.

L’objectif serait de créer une filière ortie dans les Hauts-de-France, dont les débouchés seraient multiples : alimentaires (notamment pour l’alimentation équine), pharmaceutiques, cosmétiques, mais aussi dans le textile et les engrais.

Retrouver la page du projet ci-dessous :

Maxime Agnes