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2020… une année riche en rebondissements !

Cette année 2020 aura été riche en rebondissements. Nous préférons retenir les meilleurs moments. L’équipe AgriLab est fière d’avoir dispensé la 1ère édition de la FabAcademy, d’avoir participé au FabX, ou encore d’avoir trouvé sa place au Salon International de l’Agriculture. Plusieurs projets prometteurs ont également vu le jour.
De quoi commencer 2021 sous les meilleures hospices !

AgriLab, un fablab reconnu dans la communauté

FabAcademy, 1ère année

Pour la première fois cette année, AgriLab a dispensé son programme de fabrication numérique en lien avec 70 fablabs dans le monde. Semaine après semaine, les élèves ont appris le prototypage rapide en développant leurs connaissances dans de nombreux domaines comme l’électronique, l’informatique, la fabrication additive et soustractive. Les élèves ont à la fois eu accès à l’ensemble des machines présentes à AgriLab, et ont participé chaque semaine à un campus en ligne en interaction avec la communauté mondiale. Malgré le confinement, la FabAcademy a pu se poursuivre à distance grâce à l’envoi de kits pour continuer à travailler sur les projets.

AgriLab accueille le FabX, la conférence mondiale des FabLabs

Chaque année, le FabX réunit la communauté des 2 000 Fablabs de 126 pays. Dans ce contexte perturbé par le Covid, l’édition 2020 de « AgriLabFabX » s’est déroulé de manière distribuée pendant trois jours : Des fabmanagers européens ont été accueillis à Agrilab, tandis que d’autres participants ont suivi les ateliers et workshops à distance. Ces trois jours ont permis d’échanger sur les meilleures pratiques de fabrication numérique pour contribuer aux défis de notre monde… comme le Covid par exemple !

AgriLab : FabLab impliqué au niveau national

Au mois de mars, la France subissait le confinement, causant la fermeture temporaire de nombreux établissements. Pourtant, de nombreux fablabs se sont mobilisés pour apporter leur contribution. En lien avec la CCI de l’Oise et l’agglomération du Beauvaisis, AgriLab a fabriqué gratuitement plus de 2000 visières et 1000 kits de masques en tissu à destination des hôpitaux et des personnels de santé. Cette initiative, parmi d’autres, a prouvé la capacité des fablabs à apporter une réponse locale face à un problème mondial… et cela grâce à la collaboration. Cette mobilisation aura d’ailleurs été largement abordée lors de l‘OctoberMake, événement du réseau français des falabs où AgriLab s’est impliqué.

AgriLab au service de l’agriculture

Matériel agricole, modulable et opensource, évolutif

À l’image de la philosophie d’AgriLab, l’équipe a accompagné des projets allant du design numérique à la conception mécanique. Le projet Préfabriqué est une solution opensource hybrique entre matériel acheté en concession et matériel autoconstruit. Totalement modulable, ce porte-outil peut être adapté aux besoins de l’agriculteur (en déchaumeur, vibroculteur, semoir). Après le succès des test des V1 et V2, Simon et Sunny travaillent actuellement sur la 3ème version… encore plus modulable.

Autoguidage GPS RTK

Richard et Jean-Marie sont deux agriculteurs passionnés qui ont souhaité créer un système d’autoguidage utilisant la technologie RTK. L’objectif étant de pouvoir adapter cette technologie dans leurs matériels agricoles, et à un coût défiant toute concurrence. Après être parti d’un modèle opensource développé au Canada, ils ont installé le système sur un tracteur Case MX 120 … une mise à jour d’un tracteur datant de 1999. Un premier essai en champs a été réalisé avec succès. L’objectif à l’avenir étant de pouvoir monter ce système sur d’autres machines (autres tracteurs, moissonneuse…).

CESAR : Bras robotisé pour récolter les salades

À la demande de la start-up Instar Robotics, cinq étudiants ont travaillé avec la chaire Agro machinisme et nouvelles technologies pour développer un bras robotisé de récolte de salade. Les premiers essais du prototype ont été réalisés, c’est maintenant à la start-up de voir comment développer ce projet à plus grande échelle. A l’heure du confinement, la main d’œuvre est difficile à trouver en maraichage… est ce que la robotique peut être une solution ? Le débat est toujours ouvert !

Agrilab au salon de l’agriculture

AgriLab a participé pour la première fois au salon international de l’agriculture. Sur un stand dont le mobilier avait été usiné maison, AgriLab avait invité des makers à présenter leur projet. AgriLab a également été invité sur différentes tables rondes pour présenter sa vision de l’innovation collaborative. Bien que le dernier jour du salon ait été annulé pour cause de Covid, AgriLab a parfaitement trouvé sa place dans ce salon qui avait pour thème « L’agriculture vous tend les bras ». Place au prochain salon, seulement en 2022, l’édition 2021 ayant été annulée pour les mêmes raisons.

Pour conclure, cette année aura été riche en rebondissements. Centre d’innovation, AgriLab a été sollicité sur différents projets agricoles. En outre, grâce à son implication dans le réseau mondial des FabLabs, AgriLab a su asseoir sa notoriété et peut s’enorgueillir d’être aujourd’hui l’un des 3 seuls sites en France dispensant la FabAcademy.
De nombreux projets sont à l’étude. Cette nouvelle année s’annonce riche en réalisations… À suivre !

Maxime Agnes
AgriLab 2021

Bonnes fêtes de fin d’année

Toute l’équipe d’AgriLab vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année.
Le centre sera fermé de 21/12 au 03/01.
A très bientôt !

Maxime Agnes

Ferme des 1 000 vaches « Robotiser, je n’y crois pas ! »

En mars 2019, nous avons aidé nos collègues de l‘équipe de recherche INTERACT à préparer le séminaire « Évolution Agrotechnique contemporaine ». Cette équipe étudie les processus d’innovation des agriculteurs.
Après avoir rencontré La Ferme aquaponique de l’Abbaye à côté de Rouen, nous sommes allés dans la Somme, près d’Abbeville à la rencontre de la Ferme des 1000 vaches, exploitation controversée qui cessera son activité laitière en janvier 2021.

Retour sur l’interview de Michel WELTER, gérant de l’exploitation

Robotiser je n’y crois pas !

Michel Welter n’est pas convaincu par les robots de traite.
D’après lui, « les robots qui marchent sont tous des robots, où l’éleveur passe un temps fou dans l’analyse de ses données. Je crois que le robot est adapté pour une exploitation familiale de petite taille […] mais quand on grandit, l’automatisation est importante.
Lever la pénibilité est important, mais robotiser je n’y crois pas !
Je pense qu’offrir des emplois permet de faire vivre une société.

On a un rôle social. La robotisation, c’est de l’élitisme ! »

Améliorer la connaissance […] pas remplacer l’homme !

Comment suivre une exploitation aussi grande ? M. Welter nous explique :

« On robotise, on automatise, on a accès à des tas de bio capteurs, des colliers d’activité, les compteurs à lait ultras performants […].
On utilise un maximum d’infos, mais l’idée c’est d’améliorer la connaissance de ce que l’on fait, mais pas de remplacer l’homme pour le faire ! »

Les données récoltées permettent de suivre le troupeau :
« Par exemple, on sait mesurer la distance parcourue (par une vache) et comment elle a parcouru le bâtiment. Cela est un indicateur de santé de la vache. »

Toutes ces connaissances ont permis à l’exploitation d’être plus efficace :

« Quand on a démarré en 2014, il nous fallait 7 h/jour pour nourrir 500 vaches. Aujourd’hui, il nous faut 2 h 30 pour en nourrir 900. C’est la même machine et ce sont les mêmes bonhommes !
Ça, c’est de l’intelligence humaine ! »

Pour M. Welter, la ferme des milles vaches est une ferme comme les autres…en plus grande : « Industrie c’est un gros mot dans le langage français, mais pour moi ça veut dire organisation, rationalisation. On est une ferme de 80 vaches avec un zéro de plus ! »

L’analyse de la rédaction

Ce type d’élevage fait débat. À tort ou à raison… Chacun son avis.
L’exploitation controversée cessera d’ailleurs son activité laitière en janvier 2021.

On retiendra trois choses :

Tout d’abord, dans une telle exploitation, les robots n’ont pas remplacé les hommes. Michel Welter nous expliquait qu’il rêvait de créer un exosquelette pour réduire la pénibilité des salariés.

Ensuite, l’innovation permet avant tout d’améliorer la connaissance pour améliorer son organisation. Le temps gagné par l’automatisation ou la robotisation est souvent remplacé par un temps d’analyse des données.

Enfin, on notera que l’innovation technique n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour réussir un projet. Il est également important de considérer toutes les externalités, notamment l’acceptabilité de la société.

De son côté, AgriLab accompagne tous les porteurs de projets, agris ou non, tant que ceux-ci s’inscrivent dans notre 4ᵉ mission « Respect du vivant ».

AgriLab ne fait pas de politique, mais que des prototypes !

Maxime Agnes

Encore 1 mois pour s’inscrire à la FabAcademy

Les inscriptions pour la FabAcademy 2021 sont ouvertes jusqu’au 15 décembre 2020. Le programme de fabrication numérique pour « apprendre à fabriquer (presque) tout » commencera en Janvier 2021.
Quelques explications sur ce programme de formation distribuée ?

Présentation de la FabAcademy 

La FabAcademy est un programme d’apprentissage intensif de 6 mois.  
Cette formation apprend aux étudiants à imaginer, concevoir et prototyper un projet dans son intégralité. 
Les étudiants apprennent ainsi la fabrication numérique de haut niveau en réalisant un projet personnel grâce à des équipements et technologies de pointe. 

Une pédagogie différente : La formation distribuée 

Dans les systèmes éducatifs d’aujourd’hui, deux styles d’enseignement sont largement utilisés : l’apprentissage en personne, sur le campus et l’apprentissage à distance (MOOCs- cours en ligne). 

La Fab Academy propose un modèle hybride la formation distribuée 
À la Fab Academy, les étudiants ne sont pas isolés. Ils sont accueillis dans un fablab local (AgriLab) et encadré par un instructeur dédié pour avancer sur leur projet.  
Chaque semaine, les étudiants se connectent et rejoignent un réseau mondial via un campus en ligne. Ils peuvent ainsi échanger sur leurs découvertes et leurs expériences et partager du contenu. 

Tous les ans, la formation est dispensée à 250 étudiants répartis dans 70 FabLabs à travers le monde. 

La FabAcademy 2021 à AgriLab

En tant que Node de la FabAcademy, AgriLab propose la FabAcademy 2021 en France, à 1h de Paris. Le lieu qui dispose d’équipement de grandes dimensions pour l’usinage, car AgriLab s’adresse aussi au monde agricole.

Les équipements pour l’électronique SMT, imprimantes 3D composites dépassent largement le cadre limité d’une série de Lab dans des cadres urbains.
AgriLab est aussi basé en zone périurbaine de Beauvais. Étant entouré de terres agricoles, le lieu permet permet d’essayer des prototypes en conditions réelles en extérieur. Si l’on est une start up ou un entrepreneur avec des projets autour de l’agriculture connectée, l’Agtech, de l’IOT, … AgriLab est le lieu parfait !

Modalités d’apprentissage : Apprendre en faisant 

La Fab Academy est une expérience d’apprentissage rapide où les étudiants planifient et exécutent des travaux chaque semaineIls documentent un portfolio au fur et à mesure de sa progression. 
La progression est examinée régulièrement par l’instructeur à l’échelle locale, mais aussi à l’échelle mondiale (de manière centralisée) au cours des échanges en visio-conference. 
La flexibilité de ce programme s’illustre par la diversité des projets des apprenants : robot, drône, objet farfelu, machine agricole ou encore objet connecté. La FabAcademy permet de transformer ses idées en réalisations concrètes ! 

Objectifs : Apprendre à fabriquer (presque) tout 

  • Maitriser un ensemble de techniques de prototypage rapide (pour créer sa start up, innover dans l’industrie …) 
  • Devenir Fabmanager* et faire partie du réseau de la FabFondation 
  • Être capable par la suite de former d’autres FabManagers 

FabManager : Responsable d’un laboratoire de fabrication numérique (fablab), le fabmanager est à la fois un gestionnaire et un médiateur chargé de promouvoir et de développer les technologies de fabrication numérique auprès des visiteurs. 

Prérequis 

  • Formation ouverte à tous, pas de diplôme prérequis 
  • Maitrise de l’anglais (formation et rédaction de contenu entièrement en anglais

Programme 

Au programme, une introduction et un approfondissement des connaissances en fabrication digitale et électronique, programmation, fabrication additive… 

La formation comprend un accès à toutes les machines présentes dans le fablab (découpeuse vinyle, fraiseuse, découpeuse laser, imprimante 3D …). 

Programme : 

1. digital fabrication principles and practices – 1 week 
2. computer-aided design, manufacturing, and modeling – 1 week 
3. computer-controlled cutting – 1 week 
4. electronics design and production – 2 weeks 
5. computer-controlled machining – 1 week 
6. embedded programming – 1 week 
7. 3D molding and casting – 1 week 
8. collaborative technical development and project management – 1 week 
9. 3D scanning and printing – 1 week 
10. sensors, actuators, and displays – 2 weeks 
11. interface and application programming – 1 week 
12. embedded networking and communications – 1 week 
13. machine design – 2 weeks 
14. digital fabrication applications and implications – 1 week 
15. invention, intellectual property, and business models – 1 week 
16. digital fabrication project development – 2 weeks 

Période 

  • De janvier 2021 à juin 2021  
  • Durée : 20 semaines (3 heures de classes en visio + 20 h de travail personnel dans AgriLab) 
  • A AgriLab, sur le campus d’UniLaSalle Beauvais 

Plus d’informations : 

La Fabacademy est un programme de fabrication numérique dirigé par Neil Gershenfeld, fondateur du cours de prototypage rapide intitulé “How to Make (Almost) Anything” du Center For Bits and Atoms au MIT. La Fabacademy a commencé au Etat-Unis en 2009 et est aujourd’hui dispensée dans plus de 70 lieux à travers le monde. 

Maxime Agnes
AGROEQUIPEMENT AUTOCONSTRUIT AGRILAB LE PREFABRIQUE

Test d’un agroéquipement autoconstruit et opensource

Le Pré Fabriqué est une solution hybride Opensource entre un matériel acheté en concession et un matériel autoconstruit. L’autoconstruction Opensource apporte énormément de liberté aux agriculteurs car les agriculteurs peuvent s’approprier le matériel. En effet, avec Le Pré Fabriqué, un agriculteur a le choix de leur acheter le matériel neuf (cadre, châssis, 3 points…) ou de le construire lui-même. L’objectif étant qu’il fasse à retour sur ce qu’il a vécu afin que le matériel puisse être amélioré.

C’est ce qu’a fait Julien Thibaut, ingénieur d’études à UniLaSalle Beauvais dans les productions végétales, en profitant des parcelles d’expérimentations de la ferme d’application d’UniLaSalle.
Nous lui avons demandé ce qu’il a pensé de la 1ère version du porte-outil vigneron.

Bonjour Julien, après ces premiers tests, qu’as-tu pensé de l’outil réalisé par Le Pré Fabriqué ?

« Aujourd’hui, on a testé le prototype sur des terrains destinés à être semés très bientôt. J’avais l’intention de travailler le sol avec soit un chisel soit un déchaumeur pour éviter un labour mais avoir quand même un travail avec un petit peu en profondeur.

Le travail a été satisfaisant et correspondait à ce que je cherchais : cela a permis une ouverture du sol correcte car avec le temps que nous avons en ce moment il faut que le sol puisse sécher un peu. En effet, cela va nous permettre ensuite de passer avec un semoir à herse rotative dessus.

Le travail effectué par l’outil est celui que je souhaitais ! »

Quelles améliorations pourrais-tu proposer ?

« Je pourrai suggérer deux améliorations :

Pour de la préparation de lit de semences c’était idéal, mais selon les situations, par exemple dans un champ avec des repousses de végétaux voire des débris végétaux, l’ajout d’ailettes sur les dents pourrait permettre un meilleur sectionnage des racines, un meilleur travail du sol, et une meilleure élimination de ces adventices ou repousses.

Sur le cadre, il serait bien d’avoir la possibilité d’ajouter des éléments comme des disques ou des rouleaux afin de pouvoir resserer les sillons et d’aplanir le terrain derrière…mais on a entendu dire qu’il y avait une 2ème voire 3ème version en cours…on aura hâte d’essayer ! »

Ces suggestions ont été prises en compte, comme l’explique Simon, co-fondateur du PréFabriqué :

« On a réalisé un 2ème prototype, qui est beaucoup plus polyvalent, beaucoup plus modulable.

À ce jour, on en est à la 3ᵉ version avec les retours-terrain du second. »

Maxime Agnes

Aquaponie : un système vertueux et innovant

À l’occasion du séminaire InterAct « Animal & technique » tenu en avril 2019, Guillaume SCHLUR nous avait ouvert les portes de son exploitation : La Ferme Aquaponique de l’Abbaye, à proximité de Rouen.
Depuis, un groupe d’étudiants d’UniLaSalle a créé son association « Innov’Aqua ». Ils se sont rapprochés du maraicher pisciculteur pour découvrir cette filière et ont rejoint AgriLab dans le but de monter un système aquaponique en kit.
Première étape : comprendre les subtilités du métier.

Tout est une question d’équilibre !

Quand on parle d’aquaponie, on pense immédiatement aux poissons et aux plantes. Pourtant une 3ᵉ population ne doit pas être oubliée : les bactéries.
Elles sont indispensables : En effet, les déjections des poissons sont riches en ammoniac. Il est donc nécessaire de convertir cet ammoniac (toxique) en nitrates (non toxique à moyenne dose). Ce procédé est rendu possible grâce à ces bactéries nitrifiantes.
L’intérêt du système est donc de convertir l’azote organique en azote minéral, assimilable par les plantes. C’est le cycle de l’azote.

Chaque population (plantes, poissons et bactéries) a besoin d’un optimum, que ce soit au niveau de la température, du pH, ou de l’électro-conductivité.

Le principe de ce système est double :

– Trouver l’équilibre (car la valeur plancher d’une population peut être la valeur plafond d’une autre !)
– Conserver cet équilibre : plus un système est vieux, plus son inertie est grande avec un pouvoir tampon important. Ainsi, plus un système est vieux, plus il sera tolérant aux variations. Mais l’inverse est vraie, d’où la difficulté de se lancer !

Un système vertueux avec une bonne image dans la société

Les cultures de légumes hors sol ont mauvaise presse. Il en est de même pour la pisciculture.
L’aquaponie, qui allie ces deux pratiques, est pourtant bien acceptée par la société… et à juste titre : Les légumes ne peuvent être traités chimiquement, car les traitements iraient dans l’eau et nuiraient aux poissons et aux bactéries.

Ainsi, pour protéger les cultures, c’est la lutte intégrée qui a été privilégiée :
Des larves de crysope ou de coccinelle sont introduites dans la serre afin de protéger les plantes des attaques des ravageurs comme les pucerons.
À noter que 40 ruches sont également présentes sur l’exploitation pour polliniser les végétaux (pourpier, moutarde, laitue, mesclun, …)

L’aquaponie : une filière en quête de réglementation

Comme l’explique Guillaume Schlur, « il est difficile de se définir en tant que maraicher car les surfaces ne sont pas suffisantes » (en équivalent par hectare).
Même problème pour se définir en tant que pisciculteur : les volumes d’eau n’étant pas suffisants, il est impossible de se définir comme pisciculteur.

Autre problématique : La pisciculture fait pousser des plantes dans de l’eau avec des déjections primaires de poissons… mais il n’est pas possible de caractériser les déjections du poisson (ce n’est pas du lisier).

Il n’est pas non plus possible d’être certifié en Agriculture biologique car, pour obtenir le label, les plantes doivent pousser en pleine terre.

Heureusement des structures comme l’ITAVI, organisme de recherche au service des filières avicoles, cunicoles et piscicoles, accompagne ses structures.
Voir l’article de l’ITAVI : https://www.itavi.asso.fr/content/laquaponie-une-filiere-en-quete-de-reglementation

Un état d’esprit avant tout : Innover et s’adapter

C’est après une aventure à Madagascar, et avec un état d’esprit bricoleur, que La Ferme Aquaponique de l’Abbaye a pu voir le jour.
La ferme a vu le jour grâce à beaucoup de matériel de récupération, de l’audace et de l’adaptabilité.
Comme le dit le proverbe : « La chance, c’est la faculté de s’adapter instantanément à l’imprévu ».

Nous remercions Guillaume SCHLUR pour son accueil et nous souhaitons bonne chance l’association Innov’Aqua pour leur projet !

Pour aller plus loin

Site de FADA : La Ferme Aquaponique De l’Abbaye : https://aquaponienormandie.com/

Site de la FFDA (fédération française d’aquaponie) : https://ffdaquaponie.org/

Site de l’ITAVI : https://www.itavi.asso.fr/

Site de l’unité de recherche INTERACT qui vise à mieux comprendre les processus d’innovation en agriculture : https://www.unilasalle.fr/interact

Page Facebook de l’association étudiante Innov’Aqua : https://www.facebook.com/AquaponieLaSalle

Master sur l’agriculture urbaine à UniLaSalle Rouen : https://www.unilasalle.fr/formations/msc-urban-agriculture-green-cities en lien avec la startup My Food, spécialisée dans la permaculture & Serre connectée : https://myfood.eu/fr/

Maxime Agnes

CESAR : un robot pour récolter les salades

Cinq étudiants d’UniLaSalle Beauvais ont répondu à la demande d’un commanditaire : la start-up Instar Robotics, en lien avec la chaire Agromachinisme et Nouvelles technologies d’UniLaSalle.

Leur projet consiste à concevoir et développer un outil adaptable sur une plateforme robotique existante permettant de couper et mettre en cagettes des salades cultivées en plein champ.

En effet, sur les exploitations maraichères, la récolte peut être problématique du fait de la pénibilité du travail ou du manque de main d’œuvre (qui s’est accentué pendant le confinement).

Après l’étape d’identification du besoin, les étudiants ont réalisé une étude de marché ainsi que différentes analyses fonctionnelles. Ces étapes ont permis de définir les caractéristiques techniques de leur robot.

Ils ont ensuite pu suivre différents ateliers à AgriLab. Ils ont ainsi appris à programmer avec Arduino; modéliser avec Fusion; pour enfin concevoir leurs pièces avec l’impression 3D , la découpeuse laser, ainsi que les outils du MécaLab.

Leur projet étant OpenSource, vous pouvez le découvrir ci-dessous :

Maxime Agnes

[ Confinement ] OpenLab fermé, ouverture sur Rdv

Suite aux annonces du gouvernement concernant la mise en place d’une nouvelle période de confinement, AgriLab est contraint de fermer l’OpenLab au public.

AgriLab reste ouvert sur Rdv pour les porteurs de projets agricoles et les demandes de prestations uniquement.

Les rendez-vous devront se faire en visio, dans la mesure du possible.

Nous restons joignables par mail

Maxime Agnes

Les FabLabs face à la COVID19

Un reconfinement de 4 semaines vient d’être annoncé car la COVID est toujours d’actualité…
Dès le début de la pandémie, les fablabs du monde entier se sont mobilisés pour apporter leur aide.
La FabFondation a mené l’enquête auprès de FabLabs impliqués.
Retour sur cette collaboration internationale :

Le 16 mars 2020, alors que la pandémie causait la fermeture temporaire de nombreux établissements, une série de FabLabs sont restés ouverts pour fabriquer et distribuer des équipements de protection individuels (pour les hôpitaux, cliniques, Ehpad …). Il y a aussi eu des fabrications de distributeurs de gels hydroalcooliques, ou encore de mobilier médical.

Les fablabs ont fabriqué différents équipements médicaux, apportant ainsi des solutions concrètes et locales face à l’urgence

AgriLab a fabriqué gratuitement plus de 2000 visières et 1000 kits de masques en tissu, en concertation avec la chambre de commerce et d’industrie de l’Oise, qui s’est chargée de la distribution de ces équipements.

Pour cela, AgriLab a utilisé un modèle de visière inventé par le FabLab de l’ULB, en Belgique. Ce modèle OpenSource a ensuite été retravaillé pour gagner du temps sur la découpe et massifier la production (optimisation des trajectoires de la découpeuse laser et limitation des pertes de matière).
Plus d’informations ci-dessous :

Des FabLabs ont travaillé en lien avec des organismes de certification pour faire valider les équipements créés en un temps record. Le modèle le plus médiatique est une valve imprimée en 3D (Charlotte Valve) qui permet d’adapter des masques de plongée Décathlon sur des respirateurs.

Les fabLabs et les organismes de certification ont travaillé ensemble

Face à l’urgence du 1er confinement, les Fablabs ont démontré leur capacité à répondre à des problématiques locales; tout en contribuant à la connaissance au niveau international.

Retrouvez ci-dessous le rapport de la FabFondation :


Maxime Agnes

Couvre-feu : Nouveaux horaires

Suite à l’annonce du couvre-feu, AgriLab doit adapter ses horaires du Jeudi (initialement 14h à 22h).

Les nouveaux horaires de l’OpenLab sont donc :

  • Lundi : 13h-20h
  • Mardi : 13h-20h
  • Jeudi : 13h-20h

Les horaires de visites et d’inscriptions restent inchangés :

  • Lundi 14h (sans Rdv)
  • Mardi 14h (sans Rdv)
  • Jeudi 14h et 18h (sans Rdv)
Maxime Agnes