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Comment créer un circuit électronique ?

Elina, Théo, et Antonio, étudiants à la FabAcademy ont appris à réaliser un circuit électronique avec toutes les étapes : designer, usiner, souder, programmer.

Selon Wikipédia, un circuit électronique est un ensemble de composants électroniques interconnectés à l’aide d’un circuit imprimé (appelé « board » en anglais) dont le but est de remplir une fonction.
Dans le programme de la FabAcademy, une semaine est dédiée à la production électronique. Voici quelques étapes importantes pour la réalisation d’un circuit électronique.
La documentation beaucoup plus détaillée par Elina, Théo, et Antonio est disponible sur le site de la FabAcademy.

Dessiner le circuit : Le design

Pour commencer l’exercice, il faut apprendre à réaliser le design du circuit imprimé (board) sur KICAD. Ce logiciel libre permet la conception de schémas électroniques et de circuits imprimés. Les étudiants ont été invités à modifier un circuit existant fourni par la FabAcademy en y ajoutant une LED et un bouton. Une fois la technique maitrisée, ils ont redessiné entièrement le circuit. Ce dessin de circuit est une image au format PNG, qu’il faut ensuite transformer en G-CODE, langage de programmation qui permet de programmer les mouvements de la fraiseuse numérique pour l’étape suivante.

Usiner, souder, programmer

Il existe deux méthodes pour graver son circuit imprimé : la gravure chimique et le fraisage. La gravure chimique est une méthode très précise, cependant les produits sont très toxiques. La méthode avec la fraiseuse a donc été privilégiée.
Grâce au logiciel Vpanel qui permet le dialogue entre le logiciel et la machine, il a fallu importer l’image dessinée auparavant. C’est également avec le logiciel que les différents paramètres ont été ajustés (vitesse de déplacement de la broche et surveillance du fraisage dans les différents axes X, Y et Z). Avant le fraisage final, plusieurs tests ont été réalisés avec différentes mèches.

Une fois le circuit imprimé, il a fallu souder les composants avec de l’étain. Les composants choisis étaient un microcontrôleur, des Pins, une résistance, un condensateur et un régulateur. Pour vérifier que le travail a été correctement réalisé , il a ensuite fallu tester la carte avec un multimètre.
Une fois tout cela réalisé, les étudiants ont pu flasher la carte, c’est-à-dire envoyer un programme sur la puce.

Documentation complète sur la réalisation d’une carte électronique :
Documentation d’Elina
Documentation de Théo
Documentation d’Antonio

Maxime Agnes

Construire un système d’autoguidage RTK, ils l’ont fait… en open-source !

Autoguidage RTK, une version à prix réduit qui fonctionne !

Le projet a débuté en 2020 et aujourd’hui le montage du prototype fonctionne ! Jean-Marie NOËL et Richard PAUWELS, agriculteurs dans l’Oise, ont réussi à monter un système d’autoguidage RTK sur un tracteur qui date de 1999 (un CASE MX 120).
Les premiers tests réalisés à l’arrière d’AgriLab ont été concluants. Le tracteur a réalisé plusieurs allers-retours, avec demi-tours, de manière autonome sur une même ligne. Si au départ la conduite automatisée était assez nerveuse, après plusieurs réglages, elle est devenue agréable.
Les tests en plein champ ont également été positifs : le tracteur a pu être commandé sans intervention humaine pour réaliser un demi-tour en bout de parcelle. Après ce premier succès, un second tracteur est en train d’être équipé, puis ce sera le tour de la moissonneuse-batteuse !

Comment construire son autoguidage RTK à coût réduit ?

Avant de corriger la trajectoire, il faut déjà connaitre la position : celle du tracteur, et celle des roues.

Une antenne GPS a donc été installée à l’avant du tracteur pour connaitre sa position en temps réel. Un capteur d’angle a également été installé sur une des deux roues avant.
Dans la cabine on retrouve une carte électronique qui recueille les informations de positionnement. Elle est branchée à un ordinateur de bord et connectée via le réseau GSM 3G/4G pour recueillir les données correctives des balises RTK. (voir le schéma sur le wiki). Recueillir ces données correctives est possible grâce au réseau Centipède, un réseau de bases GNSS RTK mutualisé en libre accès. Il s’agit d’un réseau ouvert de partage de balises RTK accessibles à tous (instituts, particuliers, privés, agriculteurs, partenaires publics).

Une fois toutes les données recueillies par la carte électronique, la correction peut se faire. La carte électronique est branchée sur un moteur situé à l’arrière du volant. Ce moteur entraine ensuite un pignon qui entraine une couronne fixée au volant. C’est cet entrainement de la couronne et du volant qui permet de guider le tracteur de manière automatique.

Au niveau coût, il faudra compter 1 500€ pour l’achat des différentes pièces (antenne, capteurs, moteur d’entrainement, Arduino, …) ainsi qu’un PC ou une tablette (environ 500 €).
On peut donc obtenir une solution complète à moins de 2000 €… à condition de passer le temps nécessaire pour le monter soi-même.

Une communauté autour de l’autoguidage RTK et du logiciel AGOPENGPS

Construire sa solution d’autoguidage présente deux intérêts:

-Un coût relativement faible par rapport aux solutions commerciales : une solution équivalente coûterait environ 15 000 € à l’achat, à laquelle il faudrait rajouter 1 000 € d’abonnement par an.

-L’indépendance technologique : lorsque l’on construit sa solution, on la comprend. On est ainsi capable de la réparer, sans avoir à faire appel à un dépanneur.

Lorsqu’on se lance, il faut passer du temps à faire des recherches (souvent en anglais), suivre les forums, les groupes dans les réseaux sociaux. Heureusement, il existe une communauté internationale autour du logiciel AGOPENGPS et de l’autoconstruction d’autoguidage RTK. Les personnes impliquées y partagent leurs découvertes, leurs astuces, mais aussi leurs difficultés.
La communauté française est en train de monter un Wiki, ce qui évitera aux nouvelles personnes qui souhaitent se lancer dans l’aventure de devoir repartir du début, et se poser les mêmes questions.

L’autoguidage RTK n’est pas une recette toute faite. Il existe plusieurs façons de le faire. Il faut donc être imaginatif. L’Opensource en agriculture présente un réel intérêt, car les solutions travaillées sont modulables, flexibles… et donc adaptées à tous.

Où trouver les tutos, wiki et réseaux sociaux de la communauté AGOPENGPS et RTK ?

Par définition, un wiki n’est jamais terminé ! Il est donc important de se documenter régulièrement sur le web, car cette liste n’est pas exhaustive.

Le groupe Facebook de la communauté AGOPENGPS : https://www.facebook.com/groups/agopengpsfrance

La communauté AGOPENGPS et le GitHub :
https://agopengps.discourse.group/
https://github.com/farmerbriantee/AgOpenGPS

Le groupe Telegram AGOPENGPS France:
https://t.me/AgOpenGps_France

AgOpenGPS documentation non officielle :
http://aogwiki.synology.me/doku.php?id=presentation

La documentation en cours de Jean-Marie NOËL et Richard PAUWELS
http://agrilab.unilasalle.fr/gps-rtk-libre/

Article précédent : Autoguidage RTK à prix intéressant, c’est possible
Vidéo précédente :

Maxime Agnes

Cultiver l’ortie en Hauts-de-France : le projet URTI-K

Les Hauts-de-France : 1ère région agricole du pays

Avec 2,1 millions d’hectares de terres agricoles (soit 2/3 de la superficie du territoire), la région Hauts-de-France est la 1ère région agricole du pays.
La région produit par exemple 2/3 des pommes de terre et 10% du lait en France. Le territoire excelle également dans la production de blé.

Si les céréales (orge, blé, maïs) occupent 60% des terres arables en France, plusieurs agriculteurs ont choisi de se diversifier. Certains cherchent à adopter une agriculture plus résiliente (la diversification des cultures permet de réduire l’utilisation de phytosanitaires et d’engrais); d’autres cherchent à développer des productions de niches.

Avec le réchauffement climatique certains agriculteurs produisent désormais de la patate douce, de la spiruline et certains… des orties !
Voir ci-dessous le reportage réalisé par France 3 Hauts-de-France.

Cultiver et valoriser l’ortie

Les vertus de l’ortie sont multiples:

Fertilisant : En macérant des orties hachées, on peut obtenir un purin d’ortie. Une recette bien connue des jardiniers qui pourront profiter de ce purin pour son pouvoir fongicide et insecticide.
-Alimentaire : L’ortie est une plante comestible, riche en fer, en protéines, mais également en calcium. Elle contient 8 acides aminés essentiels.
-Médicinales : L’ortie est une plante connue pour son pouvoir diurétique, mais aussi dépurative, anti-inflammatoire, etc.

L’ortie, perçue davantage comme une plante indésirable, possède en réalité de nombreuses propriétés. C’est ce qui a poussé 6 agriculteurs des Hauts-de-France à se lancer dans le projet Urti-K, initié à AgriLab.

« C’est une plante qui pousse partout où on ne la souhaite pas, mais quand on veut la mettre quelque part elle ne veut pas venir ! » explique Bernard de Franssu, agriculteur à Villers-Chatel. Les 6 agriculteurs vont donc tester différents dosages d’azote et différents paillages (anas de lin, copeaux de bois, paille de blé et enfin couvert végétal à base de trèfle blanc).

Hugues d’Hautefeuille, sylviculteur à l’origine du projet Urti-K, explique qu’ils vont travailler d’abord 1 hectare cette année, 3 hectares l’année prochaine, et 10 hectares l’année suivante.

L’objectif serait de créer une filière ortie dans les Hauts-de-France, dont les débouchés seraient multiples : alimentaires (notamment pour l’alimentation équine), pharmaceutiques, cosmétiques, mais aussi dans le textile et les engrais.

Retrouver la page du projet ci-dessous :

Maxime Agnes
FabAcademy AgriLab CAM Machine

FabAcademy : Les projets avancent !

Définir son projet : Mission accomplie !

Théo : Le chariot suiveur

Théo vient du monde agricole où l’on est régulièrement amené à transporter des objets lourds (sacs de grains, pièces mécaniques, …). Cela a bien évidemment un impact sur la santé. Partant de ce constat, il a choisi de réaliser un chariot autonome capable de suivre une personne.

Le chariot sera en métal et devra être suffisamment grand et solide pour transporter des charges lourdes d’une centaine de kilos. Il devra également être capable de se déplacer sur plusieurs types de terrains.

Antonio : Système de contrôle de la qualité du lait et d’identification des animaux

Théo vient du Mexique. Son projet vient d’un constat simple : les éleveurs mexicains ont besoin de système de mesure abordable. Dans les élevages, on utilise une identification électronique par radiofréquence (RFID) : les animaux sont identifiés grâce à des boucles d’oreille utilisant la technologie RFID. Au Mexique (comme dans les pays en développement), ces boucles d’oreilles sont importées, ce qui rend leur coût inaccessible pour une majorité d’éleveurs.

Son idée serait de développer un système RFID pouvant être réalisé dans des FabLabs. Il aimerait également créer un système de contrôle de la qualité du lait pour mesurer la teneur en protéines / matières grasses ainsi que les cellules somatiques. Les cellules somatiques font partie du système immunitaire des animaux et certaines maladies peuvent être prévenues en comptant les cellules somatiques dans la production laitière.

Elina : La peluche qui bouge

Elina a choisi de créer un squelette pour un ours en peluche. La peluche pourra être animée à l’aide d’une télécommande. Le but étant qu’il puisse se déplacer, et que sa tête soit animée. Elle s’est inspirée des célèbres robots de la société Energy Robotics, ainsi que de l’ourson animé de la société Fujitsu.

FAIRE / PARTAGER / APPRENDRE … toutes les semaines !

Les étudiants sont formés chaque semaine sur un nouvel atelier. Le mercredi ils font une visioconférence avec les autres FabLabs en lien avec la FabFondation, et doivent avancer sur leur projet et le documenter… pour être prêts pour la semaine suivante !

Gestion de projet

Dans un premier temps, les étudiants ont été invités à créer leur site web. Ils se sont initiés au codage avec le langage MarkDown et ont pu pour certains utiliser l’éditeur Sublime Text.
Leur site permet de documenter leur projet tout au long du cursus de la FabAcademy.

Antonio : http://fabacademy.org/2021/labs/agrilab/students/antonio-anaya/
Elina : http://fabacademy.org/2021/labs/agrilab/students/elina-nguyen-cadoret/
Théo : http://fabacademy.org/2021/labs/agrilab/students/theo-gautier/

Conception assistée par ordinateur (CAO)

Les 3 étudiants ont été initiés à la modélisation avec FUSION 360 et FREECAD.
Ils ont également suivi un atelier sur BLENDER et sur KRITA.
Enfin, ils ont été amenés à travailler sur INKSCAPE afin de pouvoir préparer le travail pour l’atelier suivant : CAM : machines contrôlées de découpe assistée par ordinateurs.

CAM : Machines contrôlées de découpe

Pendant la semaine dédiée aux machines contrôlées de découpe (CAM) les étudiants ont appris à se servir de la découpeuse vinyle et de la découpeuse laser. Une occasion de découvrir comment fonctionnent ces machines pour comprendre comment optimiser son travail.
Par exemple, en comprenant comment fonctionne la découpeuse laser, on comprend ses limites, et ce qu’on peut faire.
Sur la découpeuse vinyle, si l’on prépare bien en amont son projet, on peut gagner du temps et limiter l’utilisation du consommable.

Les prochaines semaines vont être encore plus enrichissantes avec la numérisation 3D, impression 3D, production électronique, …

À suivre

Maxime Agnes

FabAcademy : 3 étudiants, 2 nationalités, 1 semestre

AgriLab accueille 3 étudiants pour la FabAcademy 2021 : Théo et Elina qui sont français et Antonio qui vient du Mexique. Après une introduction, une visite des lieux, l’heure est à l’apprentissage !

Accueil et visite des lieux

AgriLab a accueilli Théo, Elina et Antonio quelques jours avant le lancement officiel de la FabAcademy. Cela a été l’occasion de visiter les différents zones de prototypage d’AgriLab, de découvrir l’équipe, mais aussi de suivre plusieurs ateliers comme MicroBit, FreeCad ou Blender.

Les étudiants ont également visité la ferme d’UniLaSalle, située juste derrière AgriLab. Cette ferme d’application est équipée d’un robot de traite récent.

Trois étudiants, trois projets

Lorsque l’on suit la FabAcademy, le projet s’affine jours après jours. Aussi, le projet défini en début de parcours n’est pas nécessairement le projet définitif !

Elina souhaite partir d’une peluche que l’on trouve dans le commerce, et ensuite l’animer pour qu’elle puisse se déplacer et bouger la tête.

Antonio souhaite développer un système de contrôle de la qualité du lait, à moindre coût, afin que celui-ci puisse servir aux éleveurs mexicains.

Enfin, Théo souhaite développer un robot suiveur de personnes capable de porter des charges lourdes, et ainsi faciliter le quotidien des personnes travaillant dans les milieux agricoles ou travaillant dans des conditions similaires.

Une pédagogie différente : La formation distribuée 

Si les systèmes éducatifs d’aujourd’hui alternent deux styles d’enseignement (l’apprentissage en personne, l’apprentissage à distance), la Fab Academy propose un modèle hybride la formation distribuée

Lorsque les étudiants suivent la Fab Academy, ils sont encadrés par des instructeurs pour avancer sur leurs projets, et se connectent au réseau mondial en ligne. Ils peuvent ainsi échanger sur leurs découvertes et leurs expériences et partager du contenu. 

Cette année 85 Labs participent à travers le monde et échangent en anglais.

Maxime Agnes

2020… une année riche en rebondissements !

Cette année 2020 aura été riche en rebondissements. Nous préférons retenir les meilleurs moments. L’équipe AgriLab est fière d’avoir dispensé la 1ère édition de la FabAcademy, d’avoir participé au FabX, ou encore d’avoir trouvé sa place au Salon International de l’Agriculture. Plusieurs projets prometteurs ont également vu le jour.
De quoi commencer 2021 sous les meilleures hospices !

AgriLab, un fablab reconnu dans la communauté

FabAcademy, 1ère année

Pour la première fois cette année, AgriLab a dispensé son programme de fabrication numérique en lien avec 70 fablabs dans le monde. Semaine après semaine, les élèves ont appris le prototypage rapide en développant leurs connaissances dans de nombreux domaines comme l’électronique, l’informatique, la fabrication additive et soustractive. Les élèves ont à la fois eu accès à l’ensemble des machines présentes à AgriLab, et ont participé chaque semaine à un campus en ligne en interaction avec la communauté mondiale. Malgré le confinement, la FabAcademy a pu se poursuivre à distance grâce à l’envoi de kits pour continuer à travailler sur les projets.

AgriLab accueille le FabX, la conférence mondiale des FabLabs

Chaque année, le FabX réunit la communauté des 2 000 Fablabs de 126 pays. Dans ce contexte perturbé par le Covid, l’édition 2020 de « AgriLabFabX » s’est déroulé de manière distribuée pendant trois jours : Des fabmanagers européens ont été accueillis à Agrilab, tandis que d’autres participants ont suivi les ateliers et workshops à distance. Ces trois jours ont permis d’échanger sur les meilleures pratiques de fabrication numérique pour contribuer aux défis de notre monde… comme le Covid par exemple !

AgriLab : FabLab impliqué au niveau national

Au mois de mars, la France subissait le confinement, causant la fermeture temporaire de nombreux établissements. Pourtant, de nombreux fablabs se sont mobilisés pour apporter leur contribution. En lien avec la CCI de l’Oise et l’agglomération du Beauvaisis, AgriLab a fabriqué gratuitement plus de 2000 visières et 1000 kits de masques en tissu à destination des hôpitaux et des personnels de santé. Cette initiative, parmi d’autres, a prouvé la capacité des fablabs à apporter une réponse locale face à un problème mondial… et cela grâce à la collaboration. Cette mobilisation aura d’ailleurs été largement abordée lors de l‘OctoberMake, événement du réseau français des falabs où AgriLab s’est impliqué.

AgriLab au service de l’agriculture

Matériel agricole, modulable et opensource, évolutif

À l’image de la philosophie d’AgriLab, l’équipe a accompagné des projets allant du design numérique à la conception mécanique. Le projet Préfabriqué est une solution opensource hybrique entre matériel acheté en concession et matériel autoconstruit. Totalement modulable, ce porte-outil peut être adapté aux besoins de l’agriculteur (en déchaumeur, vibroculteur, semoir). Après le succès des test des V1 et V2, Simon et Sunny travaillent actuellement sur la 3ème version… encore plus modulable.

Autoguidage GPS RTK

Richard et Jean-Marie sont deux agriculteurs passionnés qui ont souhaité créer un système d’autoguidage utilisant la technologie RTK. L’objectif étant de pouvoir adapter cette technologie dans leurs matériels agricoles, et à un coût défiant toute concurrence. Après être parti d’un modèle opensource développé au Canada, ils ont installé le système sur un tracteur Case MX 120 … une mise à jour d’un tracteur datant de 1999. Un premier essai en champs a été réalisé avec succès. L’objectif à l’avenir étant de pouvoir monter ce système sur d’autres machines (autres tracteurs, moissonneuse…).

CESAR : Bras robotisé pour récolter les salades

À la demande de la start-up Instar Robotics, cinq étudiants ont travaillé avec la chaire Agro machinisme et nouvelles technologies pour développer un bras robotisé de récolte de salade. Les premiers essais du prototype ont été réalisés, c’est maintenant à la start-up de voir comment développer ce projet à plus grande échelle. A l’heure du confinement, la main d’œuvre est difficile à trouver en maraichage… est ce que la robotique peut être une solution ? Le débat est toujours ouvert !

Agrilab au salon de l’agriculture

AgriLab a participé pour la première fois au salon international de l’agriculture. Sur un stand dont le mobilier avait été usiné maison, AgriLab avait invité des makers à présenter leur projet. AgriLab a également été invité sur différentes tables rondes pour présenter sa vision de l’innovation collaborative. Bien que le dernier jour du salon ait été annulé pour cause de Covid, AgriLab a parfaitement trouvé sa place dans ce salon qui avait pour thème « L’agriculture vous tend les bras ». Place au prochain salon, seulement en 2022, l’édition 2021 ayant été annulée pour les mêmes raisons.

Pour conclure, cette année aura été riche en rebondissements. Centre d’innovation, AgriLab a été sollicité sur différents projets agricoles. En outre, grâce à son implication dans le réseau mondial des FabLabs, AgriLab a su asseoir sa notoriété et peut s’enorgueillir d’être aujourd’hui l’un des 3 seuls sites en France dispensant la FabAcademy.
De nombreux projets sont à l’étude. Cette nouvelle année s’annonce riche en réalisations… À suivre !

Maxime Agnes
AgriLab 2021

Bonnes fêtes de fin d’année

Toute l’équipe d’AgriLab vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année.
Le centre sera fermé de 21/12 au 03/01.
A très bientôt !

Maxime Agnes

Ferme des 1 000 vaches « Robotiser, je n’y crois pas ! »

En mars 2019, nous avons aidé nos collègues de l‘équipe de recherche INTERACT à préparer le séminaire « Évolution Agrotechnique contemporaine ». Cette équipe étudie les processus d’innovation des agriculteurs.
Après avoir rencontré La Ferme aquaponique de l’Abbaye à côté de Rouen, nous sommes allés dans la Somme, près d’Abbeville à la rencontre de la Ferme des 1000 vaches, exploitation controversée qui cessera son activité laitière en janvier 2021.

Retour sur l’interview de Michel WELTER, gérant de l’exploitation

Robotiser je n’y crois pas !

Michel Welter n’est pas convaincu par les robots de traite.
D’après lui, « les robots qui marchent sont tous des robots, où l’éleveur passe un temps fou dans l’analyse de ses données. Je crois que le robot est adapté pour une exploitation familiale de petite taille […] mais quand on grandit, l’automatisation est importante.
Lever la pénibilité est important, mais robotiser je n’y crois pas !
Je pense qu’offrir des emplois permet de faire vivre une société.

On a un rôle social. La robotisation, c’est de l’élitisme ! »

Améliorer la connaissance […] pas remplacer l’homme !

Comment suivre une exploitation aussi grande ? M. Welter nous explique :

« On robotise, on automatise, on a accès à des tas de bio capteurs, des colliers d’activité, les compteurs à lait ultras performants […].
On utilise un maximum d’infos, mais l’idée c’est d’améliorer la connaissance de ce que l’on fait, mais pas de remplacer l’homme pour le faire ! »

Les données récoltées permettent de suivre le troupeau :
« Par exemple, on sait mesurer la distance parcourue (par une vache) et comment elle a parcouru le bâtiment. Cela est un indicateur de santé de la vache. »

Toutes ces connaissances ont permis à l’exploitation d’être plus efficace :

« Quand on a démarré en 2014, il nous fallait 7 h/jour pour nourrir 500 vaches. Aujourd’hui, il nous faut 2 h 30 pour en nourrir 900. C’est la même machine et ce sont les mêmes bonhommes !
Ça, c’est de l’intelligence humaine ! »

Pour M. Welter, la ferme des milles vaches est une ferme comme les autres…en plus grande : « Industrie c’est un gros mot dans le langage français, mais pour moi ça veut dire organisation, rationalisation. On est une ferme de 80 vaches avec un zéro de plus ! »

L’analyse de la rédaction

Ce type d’élevage fait débat. À tort ou à raison… Chacun son avis.
L’exploitation controversée cessera d’ailleurs son activité laitière en janvier 2021.

On retiendra trois choses :

Tout d’abord, dans une telle exploitation, les robots n’ont pas remplacé les hommes. Michel Welter nous expliquait qu’il rêvait de créer un exosquelette pour réduire la pénibilité des salariés.

Ensuite, l’innovation permet avant tout d’améliorer la connaissance pour améliorer son organisation. Le temps gagné par l’automatisation ou la robotisation est souvent remplacé par un temps d’analyse des données.

Enfin, on notera que l’innovation technique n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour réussir un projet. Il est également important de considérer toutes les externalités, notamment l’acceptabilité de la société.

De son côté, AgriLab accompagne tous les porteurs de projets, agris ou non, tant que ceux-ci s’inscrivent dans notre 4ᵉ mission « Respect du vivant ».

AgriLab ne fait pas de politique, mais que des prototypes !

Maxime Agnes

Encore 1 mois pour s’inscrire à la FabAcademy

Les inscriptions pour la FabAcademy 2021 sont ouvertes jusqu’au 15 décembre 2020. Le programme de fabrication numérique pour « apprendre à fabriquer (presque) tout » commencera en Janvier 2021.
Quelques explications sur ce programme de formation distribuée ?

Présentation de la FabAcademy 

La FabAcademy est un programme d’apprentissage intensif de 6 mois.  
Cette formation apprend aux étudiants à imaginer, concevoir et prototyper un projet dans son intégralité. 
Les étudiants apprennent ainsi la fabrication numérique de haut niveau en réalisant un projet personnel grâce à des équipements et technologies de pointe. 

Une pédagogie différente : La formation distribuée 

Dans les systèmes éducatifs d’aujourd’hui, deux styles d’enseignement sont largement utilisés : l’apprentissage en personne, sur le campus et l’apprentissage à distance (MOOCs- cours en ligne). 

La Fab Academy propose un modèle hybride la formation distribuée 
À la Fab Academy, les étudiants ne sont pas isolés. Ils sont accueillis dans un fablab local (AgriLab) et encadré par un instructeur dédié pour avancer sur leur projet.  
Chaque semaine, les étudiants se connectent et rejoignent un réseau mondial via un campus en ligne. Ils peuvent ainsi échanger sur leurs découvertes et leurs expériences et partager du contenu. 

Tous les ans, la formation est dispensée à 250 étudiants répartis dans 70 FabLabs à travers le monde. 

La FabAcademy 2021 à AgriLab

En tant que Node de la FabAcademy, AgriLab propose la FabAcademy 2021 en France, à 1h de Paris. Le lieu qui dispose d’équipement de grandes dimensions pour l’usinage, car AgriLab s’adresse aussi au monde agricole.

Les équipements pour l’électronique SMT, imprimantes 3D composites dépassent largement le cadre limité d’une série de Lab dans des cadres urbains.
AgriLab est aussi basé en zone périurbaine de Beauvais. Étant entouré de terres agricoles, le lieu permet permet d’essayer des prototypes en conditions réelles en extérieur. Si l’on est une start up ou un entrepreneur avec des projets autour de l’agriculture connectée, l’Agtech, de l’IOT, … AgriLab est le lieu parfait !

Modalités d’apprentissage : Apprendre en faisant 

La Fab Academy est une expérience d’apprentissage rapide où les étudiants planifient et exécutent des travaux chaque semaineIls documentent un portfolio au fur et à mesure de sa progression. 
La progression est examinée régulièrement par l’instructeur à l’échelle locale, mais aussi à l’échelle mondiale (de manière centralisée) au cours des échanges en visio-conference. 
La flexibilité de ce programme s’illustre par la diversité des projets des apprenants : robot, drône, objet farfelu, machine agricole ou encore objet connecté. La FabAcademy permet de transformer ses idées en réalisations concrètes ! 

Objectifs : Apprendre à fabriquer (presque) tout 

  • Maitriser un ensemble de techniques de prototypage rapide (pour créer sa start up, innover dans l’industrie …) 
  • Devenir Fabmanager* et faire partie du réseau de la FabFondation 
  • Être capable par la suite de former d’autres FabManagers 

FabManager : Responsable d’un laboratoire de fabrication numérique (fablab), le fabmanager est à la fois un gestionnaire et un médiateur chargé de promouvoir et de développer les technologies de fabrication numérique auprès des visiteurs. 

Prérequis 

  • Formation ouverte à tous, pas de diplôme prérequis 
  • Maitrise de l’anglais (formation et rédaction de contenu entièrement en anglais

Programme 

Au programme, une introduction et un approfondissement des connaissances en fabrication digitale et électronique, programmation, fabrication additive… 

La formation comprend un accès à toutes les machines présentes dans le fablab (découpeuse vinyle, fraiseuse, découpeuse laser, imprimante 3D …). 

Programme : 

1. digital fabrication principles and practices – 1 week 
2. computer-aided design, manufacturing, and modeling – 1 week 
3. computer-controlled cutting – 1 week 
4. electronics design and production – 2 weeks 
5. computer-controlled machining – 1 week 
6. embedded programming – 1 week 
7. 3D molding and casting – 1 week 
8. collaborative technical development and project management – 1 week 
9. 3D scanning and printing – 1 week 
10. sensors, actuators, and displays – 2 weeks 
11. interface and application programming – 1 week 
12. embedded networking and communications – 1 week 
13. machine design – 2 weeks 
14. digital fabrication applications and implications – 1 week 
15. invention, intellectual property, and business models – 1 week 
16. digital fabrication project development – 2 weeks 

Période 

  • De janvier 2021 à juin 2021  
  • Durée : 20 semaines (3 heures de classes en visio + 20 h de travail personnel dans AgriLab) 
  • A AgriLab, sur le campus d’UniLaSalle Beauvais 

Plus d’informations : 

La Fabacademy est un programme de fabrication numérique dirigé par Neil Gershenfeld, fondateur du cours de prototypage rapide intitulé “How to Make (Almost) Anything” du Center For Bits and Atoms au MIT. La Fabacademy a commencé au Etat-Unis en 2009 et est aujourd’hui dispensée dans plus de 70 lieux à travers le monde. 

Maxime Agnes
AGROEQUIPEMENT AUTOCONSTRUIT AGRILAB LE PREFABRIQUE

Test d’un agroéquipement autoconstruit et opensource

Le Pré Fabriqué est une solution hybride Opensource entre un matériel acheté en concession et un matériel autoconstruit. L’autoconstruction Opensource apporte énormément de liberté aux agriculteurs car les agriculteurs peuvent s’approprier le matériel. En effet, avec Le Pré Fabriqué, un agriculteur a le choix de leur acheter le matériel neuf (cadre, châssis, 3 points…) ou de le construire lui-même. L’objectif étant qu’il fasse à retour sur ce qu’il a vécu afin que le matériel puisse être amélioré.

C’est ce qu’a fait Julien Thibaut, ingénieur d’études à UniLaSalle Beauvais dans les productions végétales, en profitant des parcelles d’expérimentations de la ferme d’application d’UniLaSalle.
Nous lui avons demandé ce qu’il a pensé de la 1ère version du porte-outil vigneron.

Bonjour Julien, après ces premiers tests, qu’as-tu pensé de l’outil réalisé par Le Pré Fabriqué ?

« Aujourd’hui, on a testé le prototype sur des terrains destinés à être semés très bientôt. J’avais l’intention de travailler le sol avec soit un chisel soit un déchaumeur pour éviter un labour mais avoir quand même un travail avec un petit peu en profondeur.

Le travail a été satisfaisant et correspondait à ce que je cherchais : cela a permis une ouverture du sol correcte car avec le temps que nous avons en ce moment il faut que le sol puisse sécher un peu. En effet, cela va nous permettre ensuite de passer avec un semoir à herse rotative dessus.

Le travail effectué par l’outil est celui que je souhaitais ! »

Quelles améliorations pourrais-tu proposer ?

« Je pourrai suggérer deux améliorations :

Pour de la préparation de lit de semences c’était idéal, mais selon les situations, par exemple dans un champ avec des repousses de végétaux voire des débris végétaux, l’ajout d’ailettes sur les dents pourrait permettre un meilleur sectionnage des racines, un meilleur travail du sol, et une meilleure élimination de ces adventices ou repousses.

Sur le cadre, il serait bien d’avoir la possibilité d’ajouter des éléments comme des disques ou des rouleaux afin de pouvoir resserer les sillons et d’aplanir le terrain derrière…mais on a entendu dire qu’il y avait une 2ème voire 3ème version en cours…on aura hâte d’essayer ! »

Ces suggestions ont été prises en compte, comme l’explique Simon, co-fondateur du PréFabriqué :

« On a réalisé un 2ème prototype, qui est beaucoup plus polyvalent, beaucoup plus modulable.

À ce jour, on en est à la 3ᵉ version avec les retours-terrain du second. »

Maxime Agnes