Comment fabriquer un robot suiveur de personnes ?

Comment fabriquer un robot suiveur de personnes ?

Théo, élève d’UniLaSalle a suivi la FabAcademy à AgriLab
Un programme pour apprendre le prototypage rapide en 6 mois.
Il a fabriqué un robot #opensource qui peut suivre l’agriculteur en portant des charges lourdes pour faciliter son travail.

Quelques questions à Théo, élève d’UniLaSalle qui a suivi la FabAcademy et qui est en train de terminer son projet : Un robot suiveur.

Pourquoi as-tu réalisé ce projet ?

Ce projet a été réalisé dans un cadre académique : pour avoir mon diplôme de la FabAcademy, mais également pour avoir mon diplôme d’UniLaSalle. J’ai été très heureux de pouvoir utiliser toutes les machines présentes à AgriLab : dans un même projet, j’ai pu réunir l’apprentissage de toutes ces machines et logiciels en 20 semaines. Il y a eu une semaine sur la découpe numérique, des semaines sur l’impression 3D, sur le laser, sur l’électronique, une semaine plus libre où je me suis formé au pliage de métaux, etc.
Ainsi dans un même projet il y a 20 semaines de travail et aujourd’hui il y a un résultat !

Très brièvement, quelles ont été les différentes étapes de ton projet ?

Pour fabriquer le panier en bois, j’ai utilisé la grosse CNC présente à AgriLab. Pour l’électronique présent dans le chariot, j’ai eu besoin des outils de l’ElectroLab. Grâce à la découpeuse laser, j’ai conçu une boite pour protéger toutes les parties électroniques. Au MécaLab, j’ai utilisé les postes à souder ainsi qu’une plieuse à métaux, car le châssis est conçu en métal. (NDLR : Toute la documentation opensource est consultable sur le site de la FabAcademy)

Comment ce robot peut il suivre une personne ?

Le robot suit une personne grâce à la couleur. J’ai paramétré la couleur rouge, car c’est un robot qui a pour vocation d’aller dans la nature et le rouge est une qu’on ne trouve pas facilement, contrairement à du vert ou du bleu. C’est grâce à une caméra qui détecte cette couleur et va ainsi pouvoir suivre cette couleur.

Et au niveau de la sécurité, qu’as-tu prévu ?


Au niveau de la sécurité, il y a également un capteur de distance ultrason. Si l’utilisateur est trop proche du robot, c’est-à-dire à une distance de 30 cm, alors le robot va totalement se couper pour éviter toutes collisions avec un mur, un poteau, une personne… ou tout autre objet qui se retrouverait devant le robot.
Et après, si vraiment au niveau électronique il y a un problème, j’ai installé un gros bouton STOP en coup de poing qui permet en un geste de couper tout l’électronique…mais c’est en cas de force majeure !

Quelles sont les limites de ce robot ?

Vu les batteries qui sont positionnées , c’est un robot qui peut fonctionner 8 heures en pleine charge, qui peut porter 100 kg à une vitesse de 5 km/h pour suivre l’utilisateur.

Comment as tu pensé ce robot ?

Ce robot, je l’ai pensé de façon à ce qu’il soit assez polyvalent sur tous les terrains, aussi bien dans de l’herbe, sur du sol goudonné, dans de la boue, du gravillon, etc. Il était aussi important qu’il soit accessible à tout corps de métier. En effet, en changeant le panier, il peut être adapté à d’autres utilisations : un maçon, un plaquiste, etc. Le bâti est fait pour !

Quelles améliorations aimerais-tu voir si le projet est repris ?

C’est un robot opensource, donc il pourra être repris et amélioré. Ainsi il serait bien d’améliorer la rotation. Le robot suit l’utilisateur, mais a parfois du mal à tourner. La piste d’amélioration serait d’améliorer la façon dont le robot tourne : soit en jouant directement sur la direction des roues soit en modifiant le châssis.

Maxime Agnes