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Enquête qualitative

L'enquête qualitative fait partie intégrante de l'étude de marché. Deux objectifs ont motivé cette action : collecter des avis sur la pratique du semis direct sous couvert vivant et sa régulation mécanique, et collecter des avis sur le prototype.
Elle se présente sous la forme d'un entretien individuel dont les enquêtés sont des agriculteurs potentiellement intéressés par la pratique. 8 agriculteurs ont été interviewés, sélectionnés dans un périmètre proche de Beauvais (essentiellement inférieur à 100km) et selon leurs pratiques (agriculture biologique, réduction du travail du sol, semis direct).

Un guide d'entretien a été mis en place afin de piloter le discours des agriculteurs. Pourtant, ces derniers sont libres dans leurs propos. Le guide détermine plusieurs thématiques, telles que la présentation de l'exploitation et du matériel, de questions ouvertes sur la pratique du semis direct sous couvert. La seconde partie est consacrée à la présentation de notre projet et du prototype. A partir de cela, l'agriculteur donne des remarques et son avis. L'ensemble des idées qu'il émet est récolté puis agencé selon un compte rendu harmonisé pour l'ensemble des interviews.

L'analyse des témoignages s'est basée sur la méthode de traitement statistique. Elle s'organise en 3 étapes. L'organisation des données consiste à une phase d'identification de "grandes" thématique pour chacun des comptes rendus. Il s'agit ensuite de comparer les comptes rendus entre eux afin d'agréger les idées. Enfin, il est nécessaire de donner une importance à chaque thématique.
Voici dans un premier temps les avis positifs des agriculteurs sur la pratique :

Voici les avis négatifs des agriculteurs sur la pratique :

De manière plus générale, les agriculteurs apprécient la technique, mais le manque de retours agronomiques est le principal frein à son adoption.

Concernant la partie technique du prototype, le positionnement frontal est un avantage concurrentiel pour les agriculteurs. Aussi, le double lamier leur parait intéressant, notamment sur le principe de restitution de la matière au sol. Cependant, l'outil semble trop modulable. Nombreux d'entre eux pensent que le système agronomique doit s'adapter à l'outil et non l'inverse, dans le cas de l'introduction d'un nouveau modèle. C'est d'ailleurs la démarche que EcoMulch a choisi, le nom d'un concurrent énoncé à plusieurs reprises par les enquêtés.

Enfin, les agriculteurs ont fait remonter des exigences. Il s'agit notamment de pouvoir bénéficier d'un débit de chantier important (au moins égal à celui du semis). Pour cela, l'utilisation du GPS (précision RTK) leur parait obligatoire. Enfin, d'un point de vue économique, l'outil devrait coûter entre 4 000 et 12 000€ du mètre.

Une notation a été demandée à chaque personne enquêtée. La note moyenne concernant la pratique est de 7.7/10 (avec le défaut de manques de connaissances agronomiques) et de 7.2 pour le prototype, puisque le coût d'achat, la fiabilité et la précision sont les 3 grands principes que devrait respecter la machine complète.
Enfin, le retour de cette enquête pourrait se résumer avec la phrase suivante : "Une solution d'avenir, nécessitant davantage de recherches agronomiques".

Mis à jour par Martin Delorme il y a plus de 4 ans · 10 révisions